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Ainsi peut on voir des bourgeoises totalement aliénée à leur situation sociale, et d'un autre côté voir une ouvrière prendre parole et pleine conscience de soi.

L'inverse est tout autant possible. L'humain, le mâle, quant à lui veut vivre sa transcendance. Se déplacer, aller plus loin, se dépasser, s'élaborer lui même. Découvrir, explorer, trouver de nouvelles prairies. Transcendance vers une liberté. Une conquête que lui imposerait sa destinée biologique. On voit bien que la nature de l'homme ne tient pas , ne suffit pas face à l'idée de la transcendance, mais il est étrange de voir comment par contre on voudrait qu'un naturel féminin colle parfaitement à l'idée de l'immanence Le cerveau de l'humain est bien trop grand pour se loger éternellement dans une caverne Que dit le maître?

Que doit comprendre l'esclave,? Quel visage prend le seigneur? Quelle est notre histoire? Quels furent à travers l'histoire de l'humanité notre rapport au corps, à l'autre, à la sexualité, au désir, au plaisir, à l'amour, à la procréation, à l'avortement, Immanence pour l'Autre.

Mais qui est l'Autre? Quel est cette idée de l'Autre? Quand , pourquoi et par qui cette Autre a t elle été construite? L'Autre éternelle et immuable, qui recèle et qui conserve, qui a les bras remplis de gerbes , de descendance, l'Autre qui, ainsi faite, a les deux bras tellement remplis qu'elle ne s'accomplit pas ailleurs qu'elle ne le doit.

Alors Beauvoir va vite très vite, la tâche est immense, l'humain s'est mis en marche depuis si longtemps et sur la terre entière. Bref l'Autre, la presque demeurée animale. L'humanité a t elle élaborer la théorie de la différence par crainte de faire face à sa plus élémentaire substance?

A t on crée un leurre, une fausse idée, perverti l'altérité? L'Autre, est ici est femelle puisque tel est le sujet de cet essai.

Mais cette réflexion portée sur l'Autre peut nous amener à établir le schéma mental de l'élaboration de tout Autre. L'Autre faisant toujours face à soi il convient donc d'en un premier temps de ne pas méconnaître cet en soi à partir duquel nous élaborons depuis des millénaires tous les déclinaisons, inclinaisons, torsions, et perversions d'un réel à partir desquels nous inventons toujours l'Autre qui n'est en fait que l'image retour de nous mêmes.

Mais pour celles qui n'y ont malheureusement pas accès. C'est à celles là , mais aussi à ceux, et celles également qui les maintiennent et les contraignent à vivre un état qu'ils déclarent naturelles, à tous , il faut que ce livre soit lu, enseigné, traduit, transmis, étudié, discuté.

Qu'il soit ainsi débattu de cet essai. Dans cet essai, Beauvoir, invite l'humaine à dépasser une horizontalité par la pensée de sa verticalité, un ordre que l'auteure a souhaité transmettre pour donner plein sens au devenir de l'humanité. Un grand texte, à lire, tout en gardant à l'esprit qu'il s'agit d'un texte militant: Il suffit de trois voyageurs réunis par hasard dans un même compartiment pour que tout le reste des voyageurs deviennent des autres vaguement hostiles.

Les femmes ne sont majoritairement que d'ennuyeux seconds rôles, et dans cette circonstance, la femme est l'Autre, cet autre dont l'anthropologue Sonia Darthou écrivait récemment qu'il peut surgir et venir vous perturber, vous paniquer ou vous méduser ; cet Autre que les villageois du Rapport de Brodeck, suspicieux, avaient éliminé ; cet Autre qui sème le trouble dans le pensionnat de jeunes filles de Mrs Farnsworth chez Thomas Cullinan ; cet Autre dont l'intérieur reste toujours dans une pénombre un peu inquiétante, et qu'il faut au moins surveiller, au mieux contrôler.

Qu'est-ce qui a permis à l'homme d'imposer à l'Autre une telle souveraîneté universelle? Simone de Beauvoir répond au travers d'un essai philosophique dont le premier tome, d'environ pages, fut écrit en Parcourant l'histoire, les mythes, la biologie et l'éducation, elle date l'asservissement de la femme à son rôle de porteuse au sein du clan préhistorique, dans lequel l'homme devait avoir les mains libres pour défendre le groupe.

La condition féminine serait le résultat de cette position secondaire, la consécration de l'existence humaine n'étant pas, au contraire de la vie animale, la reproduction mais la transcendance: Et la femme, animée d'un même sens de la vie, "applaudit avec l'homme le chasseur qui meurt pour la tribu".

Sculptés durant des millénaires, à coups de religions, de morale, de mythes, d'outils culturels en tous genres, les stéréotypes de l'homme-guerrier et de la femme-vassale, sont devenus des modèles toujours enseignés.

Servantes adorées, les princesses, auxquelles on ne demande que d'être belles et parées, attendent que des chevaliers, auxquels on ne réclame que d'être braves et armés, viennent les choisir, les délivrer, et illuminer leurs existences. Mais son tour de force a été que la femme elle-même se considère en tant qu'étrangère sur sa propre terre, et qu'ainsi elle adhère et concourt au maintien de sa position subordonnée et l'inculque à ses jeunes soeurs.

Cet excellent essai philosophique, moderne, intéressant, accessible, trouvera sa fin dans un second volume qui nous entraîne "vers la libération". Sachant que Simone de Beauvoir estimait que "Lorsque deux catégories humaines se trouvent en présence, chacune veut imposer à l'autre sa souveraineté" et que "si l'une des deux est privilégiée, elle l'emporte sur l'autre et s'emploie à la maintenir dans l'oppression", il se pourrait que le chemin à parcourir soit bien plus long qu'il n'y paraît, voire même que nous soyons incapables d'y accéder.

Un des piliers du féminisme. L'essai est divisé en trois parties: On s'aperçoit que les "avancées" sont plus dûes à un pouvoir qui tente d'en contrecarrer un autre qu'à une réelle volonté d'égalité. La troisième partie traite des mythes construits. Ne connaissant que très peu les oeuvres évoquées dans cette section, je l'ai survolée décortiquer des textes qu'on a pas lu, ce n'est pas très passionnant. Qu'en penser au final? Je me suis senti parfois perdu face aux interprétations que l'auteur tirait des faits, soit par manque de bagage pour comprendre de quoi il était question, soit par l'impression de se retrouver face à des explications un peu tirées par les cheveux.

Ce premier des deux tomes concernant la situation de la femme dans le monde qu'elle habite - et a habité - nous informe de façon assez exhaustive sur ce qu'est - et a été - historiquement la position de celle-ci. En débutant par cet élément fondateur qu'est la biologie - début qui est, heureusement, très bien détaillé - De Beauvoir nous relate ensuite ce qu'a été la vie de la femme historiquement, mais aussi mythologiquement, c'est-à-dire de quelle manière elle a, en tant que femme, traversé et marqué les consciences.

Ce livre est très bien fait. Il aborde la condition de la femme par ce qui la détermine en premier lieu, c'est-à-dire le fait biologique. On y apprend ainsi comment la femme, par la menstruation, la grossesse, est placée très rapidement dès la puberté face à l'immanence; tandis que l'homme, n'ayant pas à vivre d'événements aussi "traumatisants" physiquement parlant, se découvre plutôt comme aérien et transcendant.

La femme se voit alors ramenée sans cesse à son immanence et finit par y rester coincée, par croire que sa vie ne consiste qu'en cela; tandis que l'homme ne ressentant pas le poids de ces chaînes, peut plus facilement se développer dans des sphères transcendantes et croire, à son tour, qu'il n'est pas, ou si peu, soumis aux aléas de la chair.

Enchaînant ensuite avec les considérations historiques, De Beauvoir démontre bien comment cette inégalité physiologique, entres autres, a été utilisée âprement de façon à asservir et à soumettre la femme à travers les âges et les époques. Ainsi les hommes, plus souvent qu'autrement, en cherchant à affirmer leur volonté de puissance, n'ont pas eu de mal à écraser les femmes et à les reléguer à des rôles et à des positions de subalternes, voire même, dans certains contextes, d'esclaves.

La conscience de l'homme, cherchant à devenir souveraine, travaillait ainsi à réduire cette Autre, à la dominer pour pouvoir régner. Elle était aussi la cible idéale sur qui l'on pouvait projeter tout ce que l'on arrivait pas à accepter chez soi, à savoir la peur, le dégoût, l'incertitude, la sentimentalité, etc.

C'est de cette façon que toutes sortes de mythes ont existé - et existent encore - au sujet des femmes; on les voit, tour à tour: Cette lecture a été très bénéfique pour moi, Elle m'a permis de prendre compte de cette réalité qu'est celle de la femme et de son être au monde. L'ouvrage comportant pages, De Beauvoir prend bien la peine d'expliquer et de détailler à coups d'exemples et de faits historiques sa position.

Nous pourrions lui reprocher, et cela ne serait pas inexact, une certaine tendance à tracer au crayon noir des éléments de la vie biologique ou historique ne laissant pas beaucoup de place pour la nuance, et pourtant l'exercice s'avère nécessaire pour qui cherche à faire un peu plus de lumière sur la question et, au final, pas si loin de la réalité puisque appuyé par des recherches et une réflexion sérieuse. En terminant, je dirais que ce livre est un livre essentiel pour toutes personnes s'intéressant au féminisme.

Citations et extraits Voir plus Ajouter une citation. Signaler ce contenu Voir la page de la citation. Personne n'est plus arrogant envers les femmes, plus agressif ou méprisant, qu'un homme inquiet pour sa virilité.

Mais le principe du mariage est obscène parce qu'il transforme en droits et devoirs un échange qui doit être fondé sur un élan spontané: La consigne du de "l'amour conjugal" invite au contraire à tous les refoulements et à tous les mensonges. Et d'abord elle interdit aux époux de véritablement se connaître.

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Sur le même thème. Bonjour, merci pour cette présentation dépassionnée de cet incontournable. Bravo et mille fois merci. Bonjour, on me fait passer cette annonce sur une liste de diffusion et je pense que ça peut vous intéresser désolé si ça peut passer pour du spam: Laisser un commentaire Annuler la réponse.

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Au Chapitre premier sur les données de la biologie, elle établit, à partir des connaissances dans le monde animal, que l'homme et la femme sont égaux et symétriques. Mais surtout, l'humanité n'est pas seulement une espèce, c'est aussi une civilisation au seuil de laquelle la biologie soit s'arrêter.

Toutes les explications biologiques sont trop partielles pour fonder une définition de la femme. Il suppose "que la femme se sent un homme mutilé ; mais l'idée de mutilation implique une comparaison et une valorisation ; beaucoup de psychanalystes admettent aujourd'hui que la fillette regrette le pénis sans supposer cependant qu'elle en a été dépouillée ; ce regret même n'est pas si général; et il ne saurait naître d'une simple confrontation anatomique ; quantité de petites filles ne découvrent que tardivement la constitution masculine ; et, si elles le découvrent, c'est seulement par la vue ; le garçon a de son pénis une expérience vivante qui lui permet d'en tirer de l'orgueil, mais cet orgueil n'a pas un corrélatif immédiat dans l'humiliation de ses soeurs car celles-ci ne connaissent l'organe masculin que dans son extrémité Ce qu'elle reproche aux psychanalystes, c'est "qu'il y a chez eux un refus systématique de l'idée de choix et de la notion de valeur qui en est corrélative ; c'est là ce qui constitue la faiblesse intrinsèque du système.

Un long développement revient sur les phases de développement de l'humanité. Elle estime que l'exposé marxiste est brillant, mais pas tout à fait satisfaisant, car la femme y est vue à partir d'un point de vue strictement économique. Elle commence le premier des quatre chapitres non titrés , par le fait que "Ce monde a toujours appartenu aux mâles: C'est en reprenant à la lumière de la philosophie existentielle les données de la préhistoire et de l'ethnographie que nous pourrons comprendre comment la hiérarchie des sexes s'est établie.

Nous avons posé déjà que lorsque deux catégories humaines se trouvent en présence, chaque catégorie veut imposer à l'autre sa souveraineté ; si toutes deux sont à même de soutenir cette revendication, il se crée entre elles, soit dans l'hostilité, soit dans l'amitié, toujours dans la tension, une relation de réciprocité: On comprend donc que l'homme ait eu la volonté de dominer la femme: La femme ne possède pas, elle est possédée.

Nombreuses sont les lois dans le monde romain par exemple qui assujettissent la femme. Dans les mondes grec et égyptien de l'Antiquité, la femme est "réduite à un demi-esclavage", mais la femme romaine est plus émancipée, mais victime de misogynie et privée de l'éducation qui lui permettrait d'exercer sa liberté.

Elle souligne au début du chapitre III, que "l'évolution de la condition féminine ne s'est pas poursuivie continûment. Avec les grandes invasions, toute la civilisation est remise en question. Le droit romain lui-même subit l'influence d'une idéologie neuve: Sans doute y-a-t-il dans l'Evangile un souffle de charité qui s'étend aussi bien aux femmes qu'aux lépreux ; ce sont les petites gens, les esclaves et les femmes qui s'attachent le plus passionnément à la loi nouvelle.

Dans les tout premiers temps du christianisme, les femmes, quand elles se soumettaient au joug de l'Eglise, étaient relativement honorées Le rattachement du sexe féminin au péché et à la tentation. La littérature n'est pas tendre avec elle. Durant la Renaissance, les choses s'améliorent, mais dans des circonstances très diverses. C'est surtout dans la haute société la noblesse du XVIIème et du XVIIIème siècles que des femmes brillent intellectuellement et que dans l'ensemble l'instruction se diffuse.

Il n'en fut rien. Cette révolution bourgeoise fut respectueuse des institutions et des valeurs bourgeoises ; et elle fut faite à peu près exclusivement par les hommes. Si la condition féminine s'améliore, ce qu'elle montre à travers l'histoire de la contraception et de l'avortement, la tradition de soumission et de résignation perdure longtemps. Le noeud de l'émancipation de la femme réside dans la convergence de deux facteurs: Suivant les situations différentes des pays, c'est surtout du début du XXème siècle au lendemain de la seconde guerre mondiale, que les femmes conquièrent les droits politiques droit de vote, droit de rassemblement Cette condition servait les intérêts économiques des mâles ; mais elle convenait aussi à leurs prétentions ontologiques et morales.

Dès que le sujet cherche à s'affirmer, l'Autre qui le limite et le nie lui est cependant nécessaire: C'est pourquoi la vie de l'homme n'est jamais plénitude et repos, elle est manque et mouvement, elle est lutte. En face de soi, l'homme rencontre la Nature ; il a prise sur elle, il tente de se l'approprier.

Mais elle ne saurait le combler. Ou bien elle ne se réalise que comme une opposition purement abstraite, elle est obstacle et demeure étrangère ; ou bien, elle subit passivement le désir de l'homme et se laisse assimiler par lui ; il ne la possède qu'en la consommant, c'est-à-dire en la détruisant.

Ce que le christianisme a renforcé la sainte chrétienne Dans tous les cas, la femme valorise l'homme, le reconnaît comme essentiel. Figure sensible de l'altérité, la femme est partout, symbolisant avec gloire des valeurs telles la liberté ou la victoire ; elle est associée à la terre et à la fertilité, à la douceur et à la protection. Elle est, totalement, au service de l'homme. Sinon, elle est fausse et infidèle. La femme en arrive à être étrangère à elle-même, hantée par sa propre essence forgée par les hommes et entretenue par elle-même.

Le deuxième chapitre constitue une vaste illustration de ce qui précède. Un dernier petit chapitre clos cette partie dans l'édition de , où l'auteure se demande si le mythe féminin, si présent dans la littérature, est important dans la vie quotidienne, ce qui introduit directement le deuxième livre dans cette édition.

Dans l'édition de , la partie Formation constitue la dernière partie du Tome 1. Dans l'édition de , cette partie ouvre le tome 2. Dans l'introduction de cette partie, nous pouvons lire: Elevées par des femmes, au sein d'un monde féminin, leur destinée normale est le mariage qui les subordonne encore pratiquement à l'homme ; le prestige viril est bien loin de s'être effacé: Comment la femme fait-elle l'apprentissage de sa condition, comment l'éprouve t-elle, dans quel univers se trouve t-elle enfermée, quelles évasions lui sont permises, voilà ce que je chercherai à décrire.

Alors seulement nous pourrons comprendre quels problèmes se posent aux femmes qui, héritant d'un lourd passé, s'efforcent de forger un avenir nouveau. Quand j'emploie les mots "femme" ou "féminin" je ne me réfère évidemment à aucun archétype, à aucune immuable essence ; après la plupart de mes affirmations il faut sous-entendre "dans l'état actuel de l'éducation et des moeurs".

Il ne s'agit pas ici d'énoncer des vérités éternelles mais de décrire le fond commun sur lequel s'élève toute existence féminine singulière. Le premier chapitre sur l'Enfance commence par cette phrase: Pour comprendre comment une fille devient une femme, il faut considérer deux grands facteurs qui conduisent à une rapide infériorisation de la petite fille: C'est là qu'il arrive à la petite fille quand faisant l'apprentissage du monde elle s'y saisit comme une femme.

La sphère à laquelle elle appartient est de partout enfermée, limitée, dominée par l'univers mâle: Les dieux de l'homme sont dans un ciel si lointain qu'en vérité, pour lui, il n'y a pas de dieux: Le chapitre II sur La jeune fille poursuit sur la même lancée: Une fois pubère, l'avenir non seulement se rapproche: Détachée déjà de son passé d'enfant, le présent ne lui apparaît que comme une transition: D'une manière plus ou moins déguisée, sa jeunesse se consume dans l'attente.

Et surtout dans la manière dont chaque sexe de projette dans l'avenir. Le chapitre III porte sur L'initiation sexuelle. Il y a un apprentissage théorique et pratique qui se poursuit de manière continue depuis les phases orale, anale, génitale, jusqu'à l'âge adulte. Mais les expériences érotiques de la jeune fille ne sont pas un simple prolongement de ses activités sexuelles antérieures ; elles ont très souvent un caractère imprévu et brutal ; elles constituent toujours un événement neuf qui crée une rupture avec le passé.

En certains cas, la crise se résout avec aisance ; il y a des conjectures tragiques où elle ne se liquide que par le suicide ou la folie. De toute manière, la femme, par la manière dont elle y réagit, engage une grande partie de sa destinée.

La jeune femme est aliénée dans son corps, par la pénétration et la douleur, car elle connaît mal son vagin, donc ses désirs, alors que l'homme impétueux est dans le contrôle. L'idéal serait au contraire un apprentissage progressif de la sexualité, car le problème crucial de sa sexualité est l'absence de plaisir, et entraîne une frigidité permanente, Une sorte de masochisme anime le caractère de la femme et ce masochisme est lié chez certaines femmes au narcissisme qui aliène l'ego, pose le moi hors du plaisir, fait fuir la femme.

C'est pour la femme que ce conflit revêt le caractère le plus dramatique parce qu'elle se saisit d'abord comme objet, qu'elle ne trouve pas tout de suite dans le plaisir une sûre autonomie ; il lui faut reconquérir sa dignité de sujet transcendant et libre tout en assumant sa condition charnelle: C'est une de ces voies que l'auteure explore dans ce chapitre IV sur La lesbienne.

Etudier la lesbienne permet de mieux comprendre les rapports de la femme avec les hommes et avec la féminité. Il est difficile de comprendre une lesbienne car une comédie sociale se superpose souvent à des rapports sincères. Mais "en vérité, l'homosexualité n'est pas plus une perversion délibérée qu'une malédiction fatale. C'est une attitude choisie en situation, c'est-à-dire à la fois motivée et librement adoptée. Aucun des facteurs que le sujet assume par choix - données physiologiques, histoire psychologique, circonstances sociales - n'est déterminant encore que tous contribuent à l'expliquer.

C'est pour la femme une manière parmi d'autres de résoudre les problèmes posés par sa condition en général, par sa situation érotique en particulier. Comme toutes les conduites humaines, elle entraînera comédies, déséquilibre, échec, mensonge ou, au contraire, elle sera source d'expériences fécondes, selon qu'elle sera vécue dans la mauvaise foi, la paresse et l'inauthenticité ou dans la lucidité, la générosité et la liberté.

Le Tome II toujours dans l'édition de débute par la partie Situation, qui entre dans la condition féminine connue en Le premier chapitre de cette première partie étudie La femme mariée. La plupart des femmes, aujourd'hui encore, sont mariées, l'ont été, se préparent à l'être ou souffrent de ne l'être pas.

C'est par rapport au mariage que se définit la célibataire, qu'elle soit frustrée, révoltée ou même indifférente à l'égard de cette institution. Cette situation séculaire est mise en question au XIXème siècle, avec la montée de l'individualisme qui fait naître le droit à l'amour, mais à son époque encore, l'auteure constate que des tabous entravent dès le début le mariage. Dans ce chapitre, le plus long de son ouvrage, Simone de BEAUVOIR aborde dynamiquement le processus qui, de la nuit de noces au quotidien du couple, emprisonne la femme dans un réseau d'obligations, au foyer ménage, cuisine, enfants qu'elle doit considérer comme être le centre de sa vie.

Elle critique cette vie au foyer qui l'empêche d'acquérir expérience et instruction, dans un manque d'autonomie financière. Elle commence le chapitre II, consacré à La Mère par ces phrases: Delphy , Christine, Chaperon , Sylvie. Grosholz , Emily R. Aller au contenu principal. Encyclopédie pour une Histoire Nouvelle de l'Europe. Formulaire de recherche Chercher dans ce site. La réception du Deuxième Sexe en Europe. Sur le même sujet Féminisme et néo-malthusianisme.

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