Second sexe le sexe du sommeil

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Si, bien avant la puberté, et parfois même dés sa toute petite enfance, elle nous apparaît déjà comme sexuellement spécifiée, ce n'est pas que de mystérieux instincts immédiatement la vouent à la passivité, à la coquetterie, à la maternité: Peu à peu il apprend à percevoir les objets comme distincts de lui: D'une manière immédiate le nourrisson vit le drame originel de tout existant qui est le drame de son rapport à l'Autre.

C'est dans l'angoisse que l'homme éprouve son délaissement. Fuyant sa liberté, sa subjectivité, il voudrait se perdre au sein du Tout: Il ne parvient jamais à abolir son moi séparé: C'est dans cette perspective qu'il faut interpréter les conduites de l'enfant: Il semble que ce soit à partir du moment où il saisit son reflet dans les glaces - moment qui coïncide avec celui du sevrage - qu'il commence à affirmer son identité: Que le miroir proprement dit joue un rôle plus ou moins considérable, il est certain que l'enfant commence vers six mois à comprendre les mimiques de ses parents et à se saisir sous leur regard comme un objet.

Il est déjà un sujet autonome qui se transcende vers le monde: Lorsque l'enfant grandit, il lutte de deux façons contre le délaissement originel. Il essaie de nier la séparation: Et il essaie de se faire justifier par le suffrage d'autrui. Les adultes lui apparaissent comme des dieux: Il éprouve la magie du regard qui le métamorphose tantôt en un délicieux petit ange, tantôt en monstre.

Ces deux modes de défense ne s'excluent pas: Quand la séduction réussit, le sentiment de justification trouve une confirmation charnelle dans les baisers et les caresses reçus: La séduction, la parade représentent un stade plus complexe, moins facile, que le simple abandon dans les bras maternels. Dans ce monde aussi incertain, aussi imprévisible que l'univers de Kafka, on trébuche à chaque pas. C'est ici que les petites filles vont d'abord apparaître comme privilégiées.

Un homme ne se regarde pas dans les glaces Les exigences auxquelles on le soumet impliquent immédiatement une valorisation. On valorisera donc l'enfant en valorisant son double. Par la suite il incarnera dans son sexe sa transcendance et sa souveraineté orgueilleuse.

Le sort de la fillette est très différent. Le grand privilège que le garçon en tire c'est que, doué d'un organe qui se laisse voir et saisir, il peut au moins partiellement s'y aliéner. Le mystère de son corps, ses menaces, il les projette hors de lui, ce qui lui permet de les tenir à distance: Elle a un extrême souci de tout ce qui se passe au-dedans d'elle, elle est dès le départ beaucoup plus opaque à ses propres yeux, plus profondément investie par le trouble mystère de la vie, que le mâle.

La petite fille cependant ne peut s'incarner dans aucune partie d'elle-même. En compensation on lui met entre les mains, afin qu'il remplisse auprès d'elle le rôle d'alter ego, un objet étranger: La grande différence c'est que, d'une part, la poupée représente le corps dans sa totalité et que, d'autre part, elle est une chose passive. Par là, la fillette sera encouragée à s'aliéner dans sa personne tout entière et à considérer celle-ci comme un donné inerte.

Ce narcissisme apparaît si précocement chez la fillette, il jouera dans sa vie de femme un rôle si primordial qu'on le considère volontiers comme émanant d'un mystérieux instinct féminin. Mais nous venons de voir qu'en vérité ce n'est pas un destin anatomique qui lui dicte son attitude.

La différence qui la distingue des garçons est un fait qu'elle pourrait assumer d'une quantité de manières. Le pénis constitue certainement un privilège, mais dont le prix naturellement diminue quand l'enfant se désintéresse de ses fonctions excrétoires et se socialise: En vérité, l'influence de l'éducation et de l'entourage est ici immense.

L'immense chance du garçon, c'est que sa manière d'exister pour autrui l'encourage à se poser pour soi. Mais ce qui est très important, c'est qu'il n'y a pas d'opposition fondamentale entre le souci de cette figure objective qui est sienne et sa volonté de s'affirmer dans des projets concrets. C'est en faisant qu'il se fait être, d'un seul mouvement. A moins qu'elle ne mène une vie très solitaire, même si les parents autorisent des manières garçonnières, l'entourage de la petite fille, ses amies, ses professeurs en seront choqués.

Il y aura toujours des tantes, des grand-mères, des cousines pour contrebalancer l'influence du père. Normalement, le rôle qui lui est assigné à l'égard de ses filles est secondaire. Une des malédictions qui pèse sur la femme … c'est que, dans son enfance, elle est abandonnée aux mains des femmes. On verra, plus loin, combien les rapports de la mère à la fille sont complexes: On trouve le même processus chez les pédérastes, les joueurs, les drogués, chez tous ceux qui à la fois se flattent d'appartenir à une certaine confrérie et en sont humiliés: Ainsi, les femmes, quand une enfant leur est confiée, s'attachent, avec un zèle où l'arrogance se mélange à la rancune, à la transformer en une femme semblable à elles.

Dans les toutes premières années, elle se résigne sans trop de peine à ce sort. L'enfant se meut sur le plan du jeu et du rêve: Henry de Montherlant est un écrivain à la misogynie aiguë: Ainsi, il crée des héros solitaires qui ne peuvent souffrir la rivalité des femmes.

Mais celles-ci ne sont pas pour autant oubliées: Mais une contradiction apparaît chez Montherlant: Beauvoir accable Montherlant et sa solitude trompeuse: Être phallique , il incarne la transcendance, tandis que la femme est passive, enfermée, immanente. Par son catholicisme, Paul Claudel a une vision peu émancipatrice de la femme. Beauvoir veut démystifier dans ce chapitre la gloire céleste qui tente de cacher son infériorisation terrestre. Elle est mystère, révélation, poésie, magie.

Hormis Stendhal , les écrivains analysés par Beauvoir cherchent en la femme un autre par lequel ils pourront se révéler à eux-mêmes. Beauvoir conclut le premier livre du Deuxième Sexe par un bref chapitre dans lequel elle se demande si le mythe féminin, si présent dans la littérature, est important dans la vie quotidienne. Pour rétablir une égalité des sexes, une réciprocité est nécessaire. Hommes et femmes doivent y participer, les premiers sans duplicité, en considérant les secondes comme des êtres à part entière.

Durant celle-ci, deux facteurs conduisent à une rapide infériorisation de la petite fille: Contrairement aux garçons , les filles peuvent rester longtemps dans les bras de leurs parents, être coquettes, comédiennes. Elles vivent un complexe de castration , regrettent de ne pouvoir uriner debout. Elles sont éduquées par des femmes, prises alors dans un cercle vicieux.

Elles sont plus proches du stade adulte que les garçons car des tâches ménagères leur incombent vite. La découverte décisive des filles est la supériorité des hommes. Quelques filles sont rebelles, luttent contre leur féminité: Leur puberté , plus précoce, est un bouleversement: On veut la jeune femme pure, celle-ci vit alors des refoulements , se réfugie dans la mauvaise foi, les fantasmes.

Les parents comme la culture préparent donc la fillette à son futur rôle de femme infériorisée. La transcendance des garçons se confirme avec le temps: Chez la jeune fille, le lien entre le corps et la psychologie est fort, entraînant angoisses et handicaps.

Mais les filles ne sont encouragées ni en sport, ni dans les domaines intellectuels. Elle est rarement indépendante et insouciante. Les filles se sentent inférieures aux garçons et se complaisent dans la médiocrité. Elles se font passives pour plaire, se modèlent sur les désirs des garçons. La passivité donne un certain pouvoir, séduit. Les rêveries des jeunes filles sont sans prise sur le monde. Pour être dans la vie, elles chercheront plus une femme, comme leur professeur. Mais ces amours sont transitoires: Elles adorent un homme inaccessible qui leur semble supérieur à tous les autres et dont elles font une idole, et au nom de cet idéal, refusent les prétendants réels et la sexualité.

Si la sexualité est acceptée, la jeune femme se fait autre, docile et inessentielle. Elle est à la fois blessée et flattée par le regard des hommes: Elle est déchirée entre le destin assigné par la société et la rébellion. La mauvaise foi la caractérise: Mais en même temps, elle ne cherche pas à repousser les limites du monde réel. Alors la jeune fille ne fait rien, rêve, au mieux est extravagante. Elle est préoccupée par le mariage et délaisse les amitiés féminines.

Leur situation morale est également différente: La jeune femme est aliénée dans son corps, par la pénétration et la douleur. Souvent elle se révolte contre son destin sexuel. Cette frigidité prend fin avec un amant délicat.

Selon la psychanalyse, la femme a le goût pour le masochisme, aime être dominée. Étudier la lesbienne est un moyen pour Beauvoir de mieux comprendre les rapports de la femme avec les hommes et avec la féminité. Il existe deux types de lesbiennes: Les femmes viriles seraient même des hétérosexuelles revendiquant autonomie et égalité. Les rapports avec la mère conditionnent le type de relation lesbienne: Il est difficile de comprendre une lesbienne car une comédie sociale se superpose souvent à des rapports sincères.

Sa sexualité est ambiguë car tout en refusant la domination masculine, la lesbienne veut dominer une autre femme. Elle fréquente parfois des hommes si elle leur trouve des intérêts communs, mais le plus souvent elle les fuit, voyant en eux des rivaux.

La destinée traditionnelle de la femme est le mariage. Le plaisir est ainsi distinct de la reproduction, et même nié. Des tabous entravent dès le début le mariage. Le mariage ne peut donc être réussi que si le désir est réciproque. Cependant, le devoir règne encore dans le couple en Elle est gagnée par une dialectique: Les tâches ménagères sont nombreuses et répétitives, elles représentent une lutte permanente contre le mal et perpétuent sans cesse le présent.

La poussière fâche la femme au foyer en réalité révoltée contre son sort. Le ménage prenant permet une fuite loin de soi et une compensation sexuelle dans les sociétés puritaines. La cuisine a un aspect plus positif que le ménage: Le mariage est aussi discrédité: Le fossé entre le mari et la femme est encore profond en La femme est souvent plus jeune et infantilisée.

Elle est aussi intellectuellement inférieure à son mari: Il aime soumettre la femme qui dès lors se rebelle ou se complaît dans le masochisme. En même temps, elle doit faire attention à ne pas perdre son mari. Ils ignorent le vrai amour. Il ment en affirmant que son épouse a une influence sur lui. La vie de famille est décidément très mal vue par Beauvoir, qui y voit un mari décevant, une femme rêveuse, peu stimulée intellectuellement.

En , les époux sont, du point de vue de la loi, quasi-égaux. Mais un obstacle de taille demeure: Beauvoir aborde presque immédiatement un sujet brûlant en , présenté ainsi comme une urgence: Beauvoir dresse alors un tableau désastreux du problème.

Mais elle ajoute que la répression a toujours été inefficace. Beauvoir accuse les hommes démissionnaires et hypocrites, mais aussi, une fois de plus, la soumission des femmes: Beauvoir veut pour finir démonter deux préjugés: La robe représente un érotisme dans la vie sociale, rendant le mari fier et éveillant le désir des autres hommes.

La femme se fait coquette, pratiquant du sport et faisant des régimes: Elles peuvent même ressentir de la jalousie. La société confond encore femme libre et femme facile. La prostitution est en partie une conséquence du mariage puisque le mari impose la chasteté à sa femme.

Elles sont intellectuellement normales, mais incitées à se vendre par la misère et le chômage. Souvent elles ont été déflorées jeunes, sans amour, parfois sous la contrainte.

Leur souteneur est un appui moral et financier, parfois un amant, parfois un objet de haine. Elles sont des choses.

À Hollywood , les vedettes sont soumises à un esclavage: La ménopause lui fait perdre ce qui la justifiait. La vieillesse lui fait horreur car elle doit toujours plaire. Elle a une nouvelle vie imaginaire. Mais elle subit la fatalité du vieillissement. Lorsque sa vieillesse est acceptée, elle devient un être nouveau.

Son défi est alors de garder une place sur Terre. Certes, elle a moins de contraintes et un mari moins dominant, mais que peut-elle faire de sa nouvelle liberté? Avec ses enfants, ses rapports sont compliqués.

Si elle a une fille, elle risque de se sentir sa rivale et de pousser cette dernière à la rébellion. Beauvoir dresse finalement un triste portrait de la femme âgée, jugeant rares celles qui agissent vraiment. Elle admet les défauts reprochés à la femme comédie, mesquinerie… mais dénonce surtout la situation qui la pousse à ces défauts.

Deux problèmes majeurs sont une entrave à son émancipation:

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Détachée déjà de son passé d'enfant, le présent ne lui apparaît que comme une transition: D'une manière plus ou moins déguisée, sa jeunesse se consume dans l'attente. Et surtout dans la manière dont chaque sexe de projette dans l'avenir.

Le chapitre III porte sur L'initiation sexuelle. Il y a un apprentissage théorique et pratique qui se poursuit de manière continue depuis les phases orale, anale, génitale, jusqu'à l'âge adulte. Mais les expériences érotiques de la jeune fille ne sont pas un simple prolongement de ses activités sexuelles antérieures ; elles ont très souvent un caractère imprévu et brutal ; elles constituent toujours un événement neuf qui crée une rupture avec le passé.

En certains cas, la crise se résout avec aisance ; il y a des conjectures tragiques où elle ne se liquide que par le suicide ou la folie. De toute manière, la femme, par la manière dont elle y réagit, engage une grande partie de sa destinée.

La jeune femme est aliénée dans son corps, par la pénétration et la douleur, car elle connaît mal son vagin, donc ses désirs, alors que l'homme impétueux est dans le contrôle.

L'idéal serait au contraire un apprentissage progressif de la sexualité, car le problème crucial de sa sexualité est l'absence de plaisir, et entraîne une frigidité permanente, Une sorte de masochisme anime le caractère de la femme et ce masochisme est lié chez certaines femmes au narcissisme qui aliène l'ego, pose le moi hors du plaisir, fait fuir la femme.

C'est pour la femme que ce conflit revêt le caractère le plus dramatique parce qu'elle se saisit d'abord comme objet, qu'elle ne trouve pas tout de suite dans le plaisir une sûre autonomie ; il lui faut reconquérir sa dignité de sujet transcendant et libre tout en assumant sa condition charnelle: C'est une de ces voies que l'auteure explore dans ce chapitre IV sur La lesbienne.

Etudier la lesbienne permet de mieux comprendre les rapports de la femme avec les hommes et avec la féminité. Il est difficile de comprendre une lesbienne car une comédie sociale se superpose souvent à des rapports sincères.

Mais "en vérité, l'homosexualité n'est pas plus une perversion délibérée qu'une malédiction fatale. C'est une attitude choisie en situation, c'est-à-dire à la fois motivée et librement adoptée. Aucun des facteurs que le sujet assume par choix - données physiologiques, histoire psychologique, circonstances sociales - n'est déterminant encore que tous contribuent à l'expliquer. C'est pour la femme une manière parmi d'autres de résoudre les problèmes posés par sa condition en général, par sa situation érotique en particulier.

Comme toutes les conduites humaines, elle entraînera comédies, déséquilibre, échec, mensonge ou, au contraire, elle sera source d'expériences fécondes, selon qu'elle sera vécue dans la mauvaise foi, la paresse et l'inauthenticité ou dans la lucidité, la générosité et la liberté. Le Tome II toujours dans l'édition de débute par la partie Situation, qui entre dans la condition féminine connue en Le premier chapitre de cette première partie étudie La femme mariée.

La plupart des femmes, aujourd'hui encore, sont mariées, l'ont été, se préparent à l'être ou souffrent de ne l'être pas. C'est par rapport au mariage que se définit la célibataire, qu'elle soit frustrée, révoltée ou même indifférente à l'égard de cette institution. Cette situation séculaire est mise en question au XIXème siècle, avec la montée de l'individualisme qui fait naître le droit à l'amour, mais à son époque encore, l'auteure constate que des tabous entravent dès le début le mariage.

Dans ce chapitre, le plus long de son ouvrage, Simone de BEAUVOIR aborde dynamiquement le processus qui, de la nuit de noces au quotidien du couple, emprisonne la femme dans un réseau d'obligations, au foyer ménage, cuisine, enfants qu'elle doit considérer comme être le centre de sa vie. Elle critique cette vie au foyer qui l'empêche d'acquérir expérience et instruction, dans un manque d'autonomie financière.

Elle commence le chapitre II, consacré à La Mère par ces phrases: Mais on a dit déjà que la société humaine n'est jamais abandonnée à la nature. Et en particulier depuis environ un siècle, la fonction reproductrice n'est plus commandées par le seul hasard biologique, elles est contrôlée par des volontés". La société, l'Etat interviennent de manière directe sur les naissances, dans les soins comme dans leur fréquence.

La société, à travers notamment son appareil médical, intervient dans la régulation des naissances, mais refuse d'accorder à l'avortement un statut de normalité. Par là, l'auteure veut démonter deux préjugés: Celle-ci ne doit pas précisément limiter son identité au fait d'être mère, se cantonner à la relation aux enfants. Elle doit travailler - le travail et la maternité ne sont pas incompatibles, à condition que l'Etat l'aide. Le chapitre suivant, La vie de société, indique une manière pour la femme de se montrer, la vie mondaine.

La femme se fait coquette, s'aliène dans ses toilettes, joue le personnage accueillant, dans ces réceptions à la maison. Mais en fait, ces réceptions mondaines sont des institutions creuses où l'homme s'ennuie et où la femme se montre. Seules les amitiés féminine peuvent permettre aux femme de constituer un "contre univers", dans lequel elles peuvent se réfugier et se lier dans une complicité immanente.

L'homme garde le prestige, et avec lui, la femme est en représentation. Les occasions de sortir à l'extérieur sont des occasions d'infidélité, due à la déception ou à la rancune. Ce sont ces occasions que la société surveille le plus, le danger d'adultère étant particulièrement craint.

La morale sociale confond d'ailleurs femme libre et femme facile. Mais ni la vie mondaine, ni l'adultère, ni les amitiés ne constitue une vie authentique pour la femme. Tout juste peuvent-elles aider à supporter les contraintes. Pour elle, la prostitution est en partie une conséquence du mariage puisque le mari impose la chasteté à sa femme. Mais le vrai problème des prostituées, lesquelles commencent à l'être souvent de manière occasionnelle, souvent homosexuelles, aux rapports très variables avec la clientèle et leur souteneur, n'est pas tant d'ordre moral ou psychologique, mais de pauvreté et de mauvaise santé.

Supprimer la prostitution revient à supprimer un besoin et à instaurer l'amour libre et consenti entre les hommes et les femmes.

Le chapitre V est consacré à De la maturité à la vieillesse. Plus que l'homme,la femme dépend de son destin physiologique, du fait même qu'elle est enfermée dans ses fonctions de femelle. La ménopause lui enlève son attrait érotique. La vieillesse donc lui fait horreur, bien avant qu'elle n'arrive, car elle doit toujours plaire.

Lorsqu'elle est acceptée, elle devient un être nouveau, mais que peut-elle faire de sa nouvelle liberté? Quelle que soit leur postérité et les relations qu'elle noue avec sa progéniture - conflits-jalousies avec la bru, difficultés avec les enfants, qui prennent leur autonomie - la femme doit trouver des ersatz d'actions oeuvres, associations C'est un âge de tristesse car peu de femmes agissent vraiment. Au chapitre VI , Situation et caractère de la femme, elle constate qu'on peut comprendre pourquoi, le long des siècles, dans les réquisitoires dressés contre la femme, "se retrouvent tant de traits communs ; sa condition est demeurée la même à travers de superficiels changements, et c'est elle qui définit ce qu'on appelle le "caractère" de la femme: Elle dénonce la situation qui la pousse à ces défauts.

Deux problèmes sont une entrave à son émancipation: Sans formations, admiratrices des hommes, qui ne leur donnent pas les moyens de se libérer, les femmes se plaignent tout en restant "librement esclaves". Pour compenser son impuissance, la femme se crée son propre monde, avec ses grands événements accouchements, baptêmes, communions , encouragée par la religion qui lui promet la "transcendance". En fait, il n'y a pour la femme aucune autre issue que de travailler à sa libération.

Le chapitre I examine Le narcissisme, prétendument attitude fondamentale de toute femme. Dans le narcissisme, "le moi posé comme fin absolue et le sujet se fuit en lui".

Ce narcissisme a deux raisons: Sans projet, donc sans réelle possibilité d'agir, cette femme narcissique se met en scène fantasmatiquement. L'apothéose du narcissisme est le fantasme de l'amant exceptionnel dans les yeux duquel la femme se sent supérieure, attendu tout sa vie. Elle considère que la première s'enferme dans une vaine attitude de passion, s'aidant de la description de la coquette par Jean-Paul SARTRE, dans l'Etre et le Néant et que la seconde qui veut développé une relation affective avec Dieu qui s'enferme également dans une vaine attitude de passion, prêchant des doctrines incertaines et fondant des sectes.

Vers la libération, composé d'un seul chapitre: Les libertés civiques ne suffisent pas à l'émancipation féminine quand elles ne s'accompagnent pas d'une autonomie économique. A l'objectif de l'avènement de la femme indépendante, s'oppose bien des obstacles dans un monde qui reste masculin. La femme n'a pas encore de liberté morale: L'égalité fait son chemin, notamment dans la France de Une fonction féminine reste lourde à accepter: La femme libre est seulement en train de naître.

Dans l'édition de toujours, elle termine sa Conclusion par l'évocation par Karl MARX du rapport entre l'homme et la femme: Il s'y montre donc jusqu'à quel point le comportement naturel de l'homme est devenu humain ou jusqu'à quel point sa nature humaine est devenue sa nature.

C'est au sein di monde donnée qu'il appartient à l'homme de faire triompher le règne de la liberté ; pour remporter cette suprêùe victoire il est entre autres nécessaire que par-delà leurs différenciations naturelles, hommes et femmes affirment sans équivoque leur fraternité.

Dès sa parution, le Deuxième sexe connaît un grand retentissement: Par ailleurs, il suscite des vives réactions hostiles d'écrivains scandalisés par son ton comme par sa forme.

L'évocation de la sexualité féminine, de manière crue, mais si finalement les références psychanalytiques dominent, constitue l'élément qui focalise les réactions; et qui alimente les campagnes en faveur de la libéralisation de l'avortement. L'ouvrage est attaqué aussi parce qu'il est perçu comme faisant partie de l'existentialisme, combattu par de nombreuses autres tendances philosophiques.

L'ouvrage influence fortement les mouvements féministes des années et Cette influence s'atténue dans les années Depuis la fin des années , Le deuxième sexe redevient une source d'inspiration, l'ouvrage étant même plus étudié dans les pays anglophones qu'en France. Oeuvre philosophique et militante, Le Deuxième sexe est également considéré comme sociologique, au sans où sa réception sucite la naissance de thèmes majeurs en sociologie.

Beauvoir émet plusieurs critiques sur la psychanalyse: Et elle reproche à la psychanalyse de reprendre le point de vue des hommes, en considérant "comme féminines les conduites d'aliénation, comme viriles celles où un sujet pose sa transcendance". Beauvoir conclut que la biologie , la psychanalyse et le matérialisme apportent des éclaircissements certes intéressants mais insuffisants sur la condition féminine.

Elle se demande pourquoi la maternité a infériorisé la femme plutôt que le contraire. Son idée est la suivante: Nombreuses sont les lois - la polygamie par exemple - qui assujettissent la femme. Celle-ci perpétue le patrimoine , en procréant, sans le posséder. Puis les saints pères ont rabaissé la femme. Au Moyen Âge , celle-ci a une vie difficile, étant ballottée, utilisée, répudiée.

Dans le domaine des arts et des connaissances, les hommes et les femmes prouvent leur talent. Mais celles-ci sont encore peu instruites et ce sont les nobles , les reines surtout, qui ont les destins féminins les plus riches: Quant aux bourgeoises elles-mêmes, elles ne réclament rien, illustrant la complicité fautive des femmes, déplorée par Beauvoir.

La conclusion de la deuxième partie est sans appel: Beauvoir insiste surtout sur les rapports sexuels , durant lesquels la femme est, selon elle, nécessairement infériorisée: Le christianisme a renforcé cet effroi pour le corps féminin. Il a besoin de son regard pour se sentir conquérant, nécessaire. Il projette sur elle sa transcendance.

Mais prise dans la réalité, la femme perd de sa magie: La femme est à la fois le bien et le mal, dualité qui se retrouve chez la prostituée. Beauvoir analyse la pensée de cinq écrivains, du plus misogyne au plus féministe. Les quatre premiers ont contribué à renforcer le mythe féminin. Henry de Montherlant est un écrivain à la misogynie aiguë: Ainsi, il crée des héros solitaires qui ne peuvent souffrir la rivalité des femmes.

Mais celles-ci ne sont pas pour autant oubliées: Mais une contradiction apparaît chez Montherlant: Beauvoir accable Montherlant et sa solitude trompeuse: Être phallique , il incarne la transcendance, tandis que la femme est passive, enfermée, immanente.

Par son catholicisme, Paul Claudel a une vision peu émancipatrice de la femme. Beauvoir veut démystifier dans ce chapitre la gloire céleste qui tente de cacher son infériorisation terrestre. Elle est mystère, révélation, poésie, magie. Hormis Stendhal , les écrivains analysés par Beauvoir cherchent en la femme un autre par lequel ils pourront se révéler à eux-mêmes.

Beauvoir conclut le premier livre du Deuxième Sexe par un bref chapitre dans lequel elle se demande si le mythe féminin, si présent dans la littérature, est important dans la vie quotidienne. Pour rétablir une égalité des sexes, une réciprocité est nécessaire. Hommes et femmes doivent y participer, les premiers sans duplicité, en considérant les secondes comme des êtres à part entière. Durant celle-ci, deux facteurs conduisent à une rapide infériorisation de la petite fille: Contrairement aux garçons , les filles peuvent rester longtemps dans les bras de leurs parents, être coquettes, comédiennes.

Elles vivent un complexe de castration , regrettent de ne pouvoir uriner debout. Elles sont éduquées par des femmes, prises alors dans un cercle vicieux. Elles sont plus proches du stade adulte que les garçons car des tâches ménagères leur incombent vite.

La découverte décisive des filles est la supériorité des hommes. Quelques filles sont rebelles, luttent contre leur féminité: Leur puberté , plus précoce, est un bouleversement: On veut la jeune femme pure, celle-ci vit alors des refoulements , se réfugie dans la mauvaise foi, les fantasmes.

Les parents comme la culture préparent donc la fillette à son futur rôle de femme infériorisée. La transcendance des garçons se confirme avec le temps: Chez la jeune fille, le lien entre le corps et la psychologie est fort, entraînant angoisses et handicaps. Mais les filles ne sont encouragées ni en sport, ni dans les domaines intellectuels. Elle est rarement indépendante et insouciante. Les filles se sentent inférieures aux garçons et se complaisent dans la médiocrité.

Elles se font passives pour plaire, se modèlent sur les désirs des garçons. La passivité donne un certain pouvoir, séduit. Les rêveries des jeunes filles sont sans prise sur le monde. Pour être dans la vie, elles chercheront plus une femme, comme leur professeur.

Mais ces amours sont transitoires: Elles adorent un homme inaccessible qui leur semble supérieur à tous les autres et dont elles font une idole, et au nom de cet idéal, refusent les prétendants réels et la sexualité.

Si la sexualité est acceptée, la jeune femme se fait autre, docile et inessentielle. Elle est à la fois blessée et flattée par le regard des hommes: Elle est déchirée entre le destin assigné par la société et la rébellion. La mauvaise foi la caractérise: Mais en même temps, elle ne cherche pas à repousser les limites du monde réel. Alors la jeune fille ne fait rien, rêve, au mieux est extravagante. Elle est préoccupée par le mariage et délaisse les amitiés féminines.

Leur situation morale est également différente: La jeune femme est aliénée dans son corps, par la pénétration et la douleur. Souvent elle se révolte contre son destin sexuel. Cette frigidité prend fin avec un amant délicat. Selon la psychanalyse, la femme a le goût pour le masochisme, aime être dominée. Étudier la lesbienne est un moyen pour Beauvoir de mieux comprendre les rapports de la femme avec les hommes et avec la féminité.

Il existe deux types de lesbiennes: Les femmes viriles seraient même des hétérosexuelles revendiquant autonomie et égalité. Les rapports avec la mère conditionnent le type de relation lesbienne: Il est difficile de comprendre une lesbienne car une comédie sociale se superpose souvent à des rapports sincères. Sa sexualité est ambiguë car tout en refusant la domination masculine, la lesbienne veut dominer une autre femme.

Elle fréquente parfois des hommes si elle leur trouve des intérêts communs, mais le plus souvent elle les fuit, voyant en eux des rivaux. La destinée traditionnelle de la femme est le mariage. Le plaisir est ainsi distinct de la reproduction, et même nié. Des tabous entravent dès le début le mariage. Le mariage ne peut donc être réussi que si le désir est réciproque.

Cependant, le devoir règne encore dans le couple en Elle est gagnée par une dialectique: Les tâches ménagères sont nombreuses et répétitives, elles représentent une lutte permanente contre le mal et perpétuent sans cesse le présent. La poussière fâche la femme au foyer en réalité révoltée contre son sort. Le ménage prenant permet une fuite loin de soi et une compensation sexuelle dans les sociétés puritaines. La cuisine a un aspect plus positif que le ménage: Le mariage est aussi discrédité: Le fossé entre le mari et la femme est encore profond en La femme est souvent plus jeune et infantilisée.

Elle est aussi intellectuellement inférieure à son mari: Il aime soumettre la femme qui dès lors se rebelle ou se complaît dans le masochisme. En même temps, elle doit faire attention à ne pas perdre son mari. Ils ignorent le vrai amour. Il ment en affirmant que son épouse a une influence sur lui.

La vie de famille est décidément très mal vue par Beauvoir, qui y voit un mari décevant, une femme rêveuse, peu stimulée intellectuellement. En , les époux sont, du point de vue de la loi, quasi-égaux. Mais un obstacle de taille demeure: Beauvoir aborde presque immédiatement un sujet brûlant en , présenté ainsi comme une urgence: Beauvoir dresse alors un tableau désastreux du problème.

Mais elle ajoute que la répression a toujours été inefficace. Beauvoir accuse les hommes démissionnaires et hypocrites, mais aussi, une fois de plus, la soumission des femmes: Beauvoir veut pour finir démonter deux préjugés: La robe représente un érotisme dans la vie sociale, rendant le mari fier et éveillant le désir des autres hommes.



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En même temps, elle doit faire attention à ne pas perdre son mari. Ils ignorent le vrai amour. Il ment en affirmant que son épouse a une influence sur lui. La vie de famille est décidément très mal vue par Beauvoir, qui y voit un mari décevant, une femme rêveuse, peu stimulée intellectuellement.

En , les époux sont, du point de vue de la loi, quasi-égaux. Mais un obstacle de taille demeure: Beauvoir aborde presque immédiatement un sujet brûlant en , présenté ainsi comme une urgence: Beauvoir dresse alors un tableau désastreux du problème. Mais elle ajoute que la répression a toujours été inefficace. Beauvoir accuse les hommes démissionnaires et hypocrites, mais aussi, une fois de plus, la soumission des femmes: Beauvoir veut pour finir démonter deux préjugés: La robe représente un érotisme dans la vie sociale, rendant le mari fier et éveillant le désir des autres hommes.

La femme se fait coquette, pratiquant du sport et faisant des régimes: Elles peuvent même ressentir de la jalousie. La société confond encore femme libre et femme facile. La prostitution est en partie une conséquence du mariage puisque le mari impose la chasteté à sa femme. Elles sont intellectuellement normales, mais incitées à se vendre par la misère et le chômage.

Souvent elles ont été déflorées jeunes, sans amour, parfois sous la contrainte. Leur souteneur est un appui moral et financier, parfois un amant, parfois un objet de haine. Elles sont des choses. À Hollywood , les vedettes sont soumises à un esclavage: La ménopause lui fait perdre ce qui la justifiait.

La vieillesse lui fait horreur car elle doit toujours plaire. Elle a une nouvelle vie imaginaire. Mais elle subit la fatalité du vieillissement. Lorsque sa vieillesse est acceptée, elle devient un être nouveau. Son défi est alors de garder une place sur Terre. Certes, elle a moins de contraintes et un mari moins dominant, mais que peut-elle faire de sa nouvelle liberté? Avec ses enfants, ses rapports sont compliqués. Si elle a une fille, elle risque de se sentir sa rivale et de pousser cette dernière à la rébellion.

Beauvoir dresse finalement un triste portrait de la femme âgée, jugeant rares celles qui agissent vraiment. Elle admet les défauts reprochés à la femme comédie, mesquinerie… mais dénonce surtout la situation qui la pousse à ces défauts.

Deux problèmes majeurs sont une entrave à son émancipation: Elle compense son ignorance par une admiration pour les hommes, par des superstitions , du fanatisme , un refus du changement. Les hommes sont responsables aussi, en ne donnant pas les moyens aux femmes de se libérer. Pour devenir essentielle, la femme fait de son monde accouchements… de grands événements. Dans la religion, les femmes sont poussées à se faire victimes, à se complaire, se résigner. Beauvoir admet néanmoins que la vie de la femme moyenne comporte quelques avantages: Seule la bourgeoise, oisive convaincue de ses droits mais qui ne sait rien, reste très critiquée.

Beauvoir analyse dans cette partie les attitudes que les femmes adoptent souvent pour fuir leur liberté. La femme est narcissiste principalement pour deux raisons: En se regardant, elle se fige dans la mauvaise foi.

Elle ne peut surmonter une rupture que si elle a des projets. Leurs mots, leur attitude sont sexuels. Elles se font objets, idoles.

Une fonction féminine reste lourde à accepter: Elle est aussi moins instruite que les hommes. Une femme patronne est mal vue par les hommes et les femmes et doit toujours faire ses preuves. Beauvoir constate avec tristesse que les hommes restent les plus doués. En fait la situation des femmes écrivains est trop neuve pour permettre le génie. Il leur manque encore la liberté concrète qui ouvre les portes du monde.

Si la femme devenait autonome, tout le monde y gagnerait. Mais en , le passé pèse encore. Il faudra aussi faire le deuil du charme féminin. Cette section se propose d'explorer les réceptions immédiate et plus tardive , influences pour les mouvements féministes, la philosophie féministe, mais aussi pour les femmes "ordinaires" etc.

Dès sa parution en , Le Deuxième Sexe connut un grand retentissement. L'historienne française Sylvie Chaperon écrit d'ailleurs: On m'offrait de me guérir de ma frigidité, d'assouvir mes appétits de goule, on me promettait des révélations, en termes orduriers, mais au nom du vrai, du beau, du bien, de la santé et même de la poésie, indignement saccagés par moi.

C'est par ces mots que Simone de Beauvoir relate la réception immédiate de son essai, quatorze ans plus tard, dans le troisième volume de ses mémoires. Il faut d'abord dire un mot du contexte de publication du livre afin de comprendre et d'analyser les réactions des intellectuels.

D'un point de vue historique, relier son livre à son contexte d'écriture [ 11 ] et de publication est nécessaire. A la suite de la chercheuse historienne américaine Judith Coffin [ 12 ] , on peut dire que l'essai est un livre d'après-guerre par son réformisme, son radicalisme, son désir de recréer un monde nouveau, sur de nouvelles bases lesquelles permettront de reconcevoir l'humanité en libérant du fardeau du passé, à savoir la Deuxième Guerre Mondiale et l'épisode de la collaboration [ 12 ].

Reconstruction nationale après l'épisode la Seconde Guerre Mondiale, guerre froide, guerre froide des intellectuels Les intellectuels et les critiques firent éclater un scandale dans l'espace public.

Nombre d'articles furent publiés. Ils sont regroupés dans l'ouvrage d'Ingrid Galster et témoignent du climat régnant à la parution du livre et dans les mois qui suivirent [ 13 ]. Sur 35 articles, 23 sont négatifs et concernent les intellectuels de droite, les catholiques, les protestants mais également les communistes. Au vu du contexte décrit plus haut, trois raisons peuvent venir justifier ces critiques négatives [ 14 ]:.

En France, les critiques négatives vinrent surtout des catholiques et des communistes: Le contexte en général explique cette hostilité: Hors de France, les réactions furent diverses.

Le Deuxième Sexe fut traduit surtout en allemand , en anglais et en japonais. Mais au début, ces traductions ne portaient souvent que sur des extraits ou comportaient des erreurs gênantes. Depuis la fin des années , Le Deuxième Sexe intéresse de nouveau.

Cette citation d'Erasme s'inspirait à son tour d'une citation de l' Apologétique de Tertullien , père de l'Église mort en à Carthage: Si Tertullien vise à montrer que l'homme se construit par sa quête de Dieu, Erasme prouve l'importance fondamentale de l'éducation humaniste dans le développement de la personnalité du futur adulte.

Simone de Beauvoir, enfin, montre que l'image de la femme est une construction entièrement sociale et aliénante, imposée aux femmes dès leur enfance à travers une éducation qui les infantilise et les rend dépendantes des hommes [ 17 ]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Cet article ne cite pas suffisamment ses sources septembre Folio essais, , p. C'est à un professeur de zoologie que revint la traduction, Howard M.

En , l'universitaire américaine Margaret A. Simons publia un article pour dénoncer les multiples coupes dont Le Deuxième Sexe avait été l'objet. Ces coupes eurent pour conséquence le rendez-vous manqué de l'essai avec la philosophie du fait de la mauvaise traduction des termes philosophiques. De plus, elle jugea les coupes effectuées sexistes puisque de nombreuses références de l'histoire des femmes et de femmes autrices furent abandonnées.

Ainsi, cette traduction ne fut pas sans effet dans la postérité de l'essai dans le monde anglophone. Voir l'article de Margaret A. Simons, "The silencing of Simone de Beauvoir. Écritures des femmes et des hommes "ordinaires": Le discours des intellectuels français sur la sexualité, Toulouse, Mémoire de Master 1, Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe , classique. On naît femme, on ne le devient pas , Claudine Junien et Peggy Sastre, causeur.

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